Le meilleur hommage que l’on pourrait rendre à Eddy Barclay est une page blanche. Malheureusement, je ne suis pas sûr que cela soit du goût de tous nos lecteurs…
Lundi 16 mai 2005
Signalons tout d’abord que je travaille, aujourd’hui lundi 16 mai, jour de Pentecôte puisque j’écris cet article… Certes, c’est tout ce que j’aurais fait de ma journée, mais quand même !
Eddy Barclay est donc mort dans la nuit de jeudi 12 mai 2005 à 84 ans. Cela confirme mon hypothèse selon laquelle il ne sert plus à rien d’être solidaire avec les personnes âgées : les plus faibles sont déjà parties ; il ne reste plus que des personnes âgées en bonne santé ! Et puis, si les Français étaient vraiment solidaires de leurs vieux, notre vieux premier ministre Jean-Pierre Raffarin ne serait pas soutenu par seulement 22% de la population !!!
Mais revenons à Eddy Barclay, de son vrai nom Edouard Ruault (c’est le genre de détail qui casse un mythe…). Fils de cafetiers parisiens (c’est peut-être ce qui lui a donné le goût d’organiser des fêtes en blanc à Saint-Tropez ; c’était d’ailleurs un buveur invétéré), Eddy Barclay crée en 1951 la fameuse maison de disques Barclay, un nom à consonance américaine alors qu’il s’agit bien d’une marque française (un peu comme New Man dans l’habillement). Ce label aura vu défiler de grands noms venus de tous horizons : Léo Ferré (qu’il a mis sur de bons rails), Françoise Hardy (personne n’est parfait), Khaled, Zebda, Björk, Noir Désir ou Bashung notamment.
Mais dès 1948, il avait créé le label Blue Star (Edouard Ruault devait être fâché avec le français…), label sous lequel il publiait ses albums et ceux de jazzmen de passage à Paris. Il paraît notamment (selon le journal « Le Monde », qu’il était un pianiste de jazz instinctif mais limité… au blues en sol. Ses voisins auraient même préféré qu’il joue du blues en sous-sol…
De toute sa carrière artistique, Eddy Barclay aura fait signer beaucoup de bons chanteurs (comme ça, je ne me mouille pas…). C’est lui aussi qui ramène une invention révolutionnaire qui a rangé le 78 tours aux oubliettes : le fameux 33 tours. En gros, il a fait un petit 33 tours de New-York et puis s’en va.
En 1978, Eddy Barclay cède 80% de sa société à Polygram et à la Société Générale. Il lance alors le cigare Barclay (car il en était un grand consommateur), le parfum Barclay, les bagages Barclay… et les mariages Barclay (il y en a eu tellement que si ses ex avaient chacune chanté une chanson, il aurait pu sortir un album !).
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