En Russie, la rentrée des classes fut particulièrement meurtrière. Essayons de ne pas trop noircir le tableau.
Mardi 7 septembre 2004
Il existe des rentrées des classes plus ou moins agitées. Ainsi, en France, compte tenu de l’application de la loi sur la laïcité, on comptait les voiles portés ou retirés à l’entrée des écoles. Oui, on sait s’amuser en France !
Malheureusement, au même moment, en Russie, avait lieu une prise d’otages dans une école de Beslan (près de Vladicaucase, la principale ville de la région) en Ossétie du Nord. Où c’est-y l’Ossétie ? Entre la Balkarie et la Tchétchénie. Bon, je le reconnais : ça ne permet pas de mieux visualiser parce que la Tchétchénie, on en entend parler mais on ne sait pas où la situer. C’est un peu comme Lionel Jospin au parti socialiste… En fait, pour simplifier, on peut dire que l’Ossétie du Nord est dans le sud de la Russie, bien qu’étant au centre du problème… et que l’Ossétie du Sud est dans le nord de la Géorgie (le pays, pas l’état américain, bien sûr). C’est simple, la géographie, finalement !!!
La prise d’otages a été résolue dans le calme, à la méthode russe et fut un franc succès. Comprenez : ce fut un carnage mais, puisque les terroristes ont été tués (tous ?) et qu’il reste au moins un survivant à l’assaut, c’est une réussite. Oui, car la difficulté dans ce drame est bien d’obtenir des informations fiables sur cette tuerie (n’oubliez pas que cela s’est déroulé en Russie…). Au début, les autorités ont évoqué 130 morts, puis 200, 300, 400. L’enchère est même montée à 500 avant de retomber à 335 (ça Beslan-tement), dont une majorité d’enfants qui n’avaient rien demandé à personne. Si l’on veut absolument positiver, on peut se dire que deux tiers des otages ont survécu. C’est presque miraculeux pour une prise d’otages en Russie (souvenez-vous la terrible prise d’otages dans un théâtre moscovite fin 2002 où la plupart des spectateurs avaient été gazés par les forces d’intervention russes) !
Remarquez, au moins, on comprend pourquoi ces unités d’intervention s’appellent les forces spéciales…
La question dorénavant, hormis le sempiternel “ Pourquoi ? ”, est “ qui se cache derrière ce bain de sang ? ”. Bien sûr, la piste principale aboutit aux voisins tchétchènes. D’ailleurs, certains se seraient exclamé : “ Vladicaucase ! ” en voyant arriver le groupe de terroristes. V’la dix Caucasiens (en langage poutinien, le Caucasien est un Tchétchène, donc un terroriste tchétchène)… Enfin, ils étaient probablement plus de dix… mais tous maîtres en barbarie, une matière à fort coefficient chez les terroristes.
Recommander cette page à un(e) ami(e)
|