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Bosch, du travail de trop
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Les salariés de l’usine Bosch de Vénissieux travaillent désormais 36 heures par semaine au lieu des sacro-saints 35 heures. Retour sur un évènement qui fait actuellement tache. Tant qu’il ne fait pas tache d’huile…
Mardi 20 juillet 2004
Travailler une heure de plus par semaine sans augmentation de salaire ou être viré, telles étaient les options qui se présentaient aux 820 salariés de l’usine Bosch de Vénissieux (près de Lyon). Mais non, ce n’est pas du chantage ! C’est un gentlemen agreement ! Soit vous travaillez plus, soit on fait travailler des ouvriers de l’est moins chers et plus dociles !
Bon, si, évidemment que c’est du chantage (c’est bien la première fois que je suis d’accord avec le syndicat FO, moi !). les salariés n’ont pas d’autre alternative que d’accepter les nouvelles conditions de travail car ils ne vont pas émigrer en République Tchèque pour conserver leur emploi ! C’est donc à 98% qu’ils ont donné l’inévitable accord. Les 2% restants seront licenciés ; enfin… déboschés.
Dès lors, les dirigeants de Bosch ont beau jeu d’emboscher quatre intérimaires en contrat à durée indéterminée et d’investir douze millions d’euros dans l’usine sauvée pour quelques années.
C’EST (PAS) BIEN, C’EST (PAS) BEAU, C’EST BOSCH…
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Bien sûr, on peut se dire aussi que la Direction aurait pu délocaliser l’usine sans demander leur avis aux salariés de Vénissieux. Là, la méthode est un peu rustre, certes. Mais les emplois existent toujours.
Cependant, lorsque l’on est salarié ou syndicaliste, on ne peut s’enthousiasmer d’une telle décision.
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A mon avis, Bosch agitait d’ailleurs une menace fantôme. En effet, quand on voit les indemnités demandées pour Jan Koller et Milan Baros (deux footballeurs tchèques) à l’OM, on se dit que la main d’œuvre tchèque n’est pas forcément moins coûteuse que la main d’œuvre française.
Et puis comment se satisfaire de blocages de salaires alors que les dirigeants vont continuer à s’en mettre plein les Bosch ? Car en obtenant gain de cause, ces derniers ont réussi à joindre l’outil à l’agréable.
Le problème, désormais, est de savoir si cette brèche dans les 35 heures permise par la loi Fillon ne va pas tenter des dirigeants avides de bénéfices. Espérons donc que ce précédent créé par Bosch restera à la marge et que personne d’autre n’exploitera le Fillon !
Il ne fat pas oublier non plus que la première remise en cause des 35 heures provenait du monsieur profil bas du gouvernement, Jean-Pierre Raffarin. En effet, n’oublions pas qu’il avait supprimé le caractère chômé du lundi de Pentecôte, permettant ainsi aux salariés de travailler un jour de plus sans compensation salariale. Il aurait dû déposer un copyright sur cette mesure, il aurait ainsi touché des droits sur l’affaire Bosch !
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Notice
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