Surprise ! George W. Bush a été réélu président des Etats-Unis aux dépens de John Kerry. Analysons cette élection présidentielle où les sondages ont encore été pris à défaut.
Jeudi 4 novembre 2004
Oui, vous avez bien lu : George W. Bush a été réélu. Non, ce n’est pas un poisson d’avril. Halloween, peut-être…
Si les Américains avaient voulu faire un pied de nez au monde entier, ils ne s’y seraient pas pris autrement. En effet, les sondages annonçaient le scrutin serré et nombreux étaient les partisans de Kerry à espérer un sort favorable pour leur favori. Même Elizabeth Teissier avait prédit la victoire du démocrate. C’est peut-être à partir de ce moment-là, justement, que l’on a compris que le républicain allait être réélu… Et quel plébiscite ! La victoire du pensionnaire de la Maison Blanche est la plus large de ces dernières années. En fin connaisseur, Jacques Chirac l’a d’ailleurs félicité.
Finalement, en prolongeant le mandat du terroriste pour quatre ans, les Américains ont fait du Bush à Bush. Mais c’est John Kerry qui va avoir besoin d’être réanimé… (Arafat aussi, mais ce n’est pas le sujet de ce papier).
Quelle cruelle désillusion ! En cherchant bien, plusieurs explications à cette déroute électorale peuvent être trouvées.
Premièrement, si Georges W. Bush est le fils à son père, John Kerry est le cousin de Brice Lalonde. On ne peut pas dire que les liens de parenté des deux candidats soient favorables à l’un comme à l’autre. Cependant, il apparaît comme une évidence depuis mercredi que Kerry est non seulement le cousin de Lalonde mais aussi un proche parent (voire un clone) de Lionel Jospin ! Sinon, comment expliquer une telle défaite ?
Deuxièmement, George W. Bush peut remercier l’intervention quasi providentielle d’Oussama Ben Laden trois jours avant le scrutin. Cela a dû redonner un coup de fouet à sa candidature à la façon « Vous voyez : il faut me réélire, je n’en ai pas encore fini avec le terrorisme ». D’ailleurs, Bush commence sérieusement à être redevable à Ben Laden. Outre ce « soutien » indirect pour la présidentielle, n’oublions pas que le terroriste islamiste avait déjà donné une bonne excuse au G.I. (non, ce n’est pas l’abréviation de Grand Imbécile…) texan pour traquer Saddam Hussein. Je vous le dis : le vrai directeur de campagne de Bush, c’est Ben Laden !
Troisièmement, à force de parler de Dieu dans chacune de ses interventions, Bush l’a eu, son miracle ! Pas besoin d’aller jusqu’à Lourdes (d’autant que les Américains ne savent pas où ça se trouve) ! Bon, évidemment, il n’a pas reçu le soutien du Pape Jean-Paul II parce que celui-ci est trop fatigué pour soutenir quelqu’un (c’est même plutôt lui qui a besoin d’être soutenu !), mais ce n’est pas grave ! Lui, ce qu’il voulait, c’était les voix des catholiques !
Enfin, quelque soit l’explication (rationnelle ou non) de la réélection de Bush, le sentiment des humoristes doit être mitigé. D’un côté, Bush st un sujet comique à lui tout seul. Savoir qu’on pourra encore en parler pendant quatre ans est l’assurance de réaliser quelques bonnes blagues ; d’un autre côté, tous les bons mots relatifs à son patronyme ont déjà été faits. Il va donc falloir se renouveler…
Mais en tout état de cause, ça valait bien le coup de nous saouler dans les médias avec cette élection pour finalement s’entendre dire que Bush prolongeait son bail pour quatre ans ! Même les élections françaises sont moins suivies dans les médias que les élections américaines ! A croire qu’on est gouverné par les USA ! Dans ces conditions, qu’on nous le dise clairement ! Bush est « Mister Univers » ! Remarquez, cela expliquerait qu’il ait reçu le soutien d’Arnold Schwarzenegger ! |