Certes, les Américains ont pris goût aux débarquements. Mais nous ne reviendrons que sur les célébrations du Jour J (ou D Day, en version originale).
Dimanche 6 juin 1944 2004
Ce dimanche ont eu lieu les commémorations du jour le plus long, du D Day, du Jour J ; bref, du débarquement allié sur les plages de Normandie. Une journée particulièrement sanglante qui a ouvert un deuxième front contre des nazis déjà fort occupés avec la Russie.
Mais bon, je ne suis pas là pour parler d’Histoire ; d’autres le font beaucoup mieux que moi. Et de toute façon, vu le nombre de films dont nous abreuvent les différentes télévisions, pour nous aussi, ce 6 juin, c’est le jour le plus long !
Les commémorations ont donc été particulièrement soignées, émouvantes (surtout sur les plages du débarquement où, selon certains, le sable est mouvant).
Ce fut un débarquement de première classe. Non pas de soldats de première classe, mais de personnalités de première classe, tant il y a avait le gratin des chefs d’Etat. Cette fois, même les Allemands avaient été prévenus du débarquement dans les temps ! Schröder était, pour la première fois, convié aux cérémonies. Il faut dire qu’ils n’étaient pas très futés, les nazis à l’époque. Entendre “ les sanglots longs des violons de l’automne ” alors qu’on était début juin, ça ne leur a pas mis la puce à l’oreille, alors ! ! ! Bref, les Allemands avaient été “ mis dedans ”, ou Poutine, comme on dit en Russie (ce jeu de mots anglo-saxon est dédié à tous les combattants alliés, ndlr).
Au programme, le défilé de nombreux vétérans à qui Chirac a remis une médaille et Douste-Blazy… un brumisateur. Par ailleurs, un autre moment fort fut de voir les fameuses barges (non, pas George W. Bush !) qui avaient transporté les soldats alliés sur les plages normandes. Et enfin, la franche accolade entre Schröder et Chirac. Ce dernier aurait d’ailleurs avoué au premier qu’il comprenait tout à fait ce que les Allemands avaient pu ressentir. Lui aussi venait de subir une débarquement (une vague rose aux élections régionales) et qu’il avait failli débarquer Raffarin mais que, ayant de mandé conseil à Ste Mère-Eglise (pardon, Colombey-les-deux-églises), il n’avait finalement pas souhaité parachuter Sarkozy au cœur de la bataille…
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