Il y a quelques mois, la reine Elizabeth II était venue en France célébrer le centenaire de l’entente cordiale. Ces jours-ci a lieu le match retour : Jacques Chirac est en Angleterre.
Vendredi 19 novembre 2004
Parler d’entente cordiale entre la France et l’Angleterre, c’est un peu comme Lionel Jospin qui annonce son retrait de la scène politique : ça part d’une bonne intention mais ça ne se vérifie pas toujours…
Cette fois, c’est Jacques Chirac qui a été reçu à Londres par Elizabeth II, pour deux jours. Il a bien évidemment voulu donner l’impression de cette fameuse “ entente cordiale ” avec Tony Blair, même s’il a reconnu que sur l’Irak les points de vue divergeaient entre les deux pays (difficile de le nier, de toute façon). Et comme dit le président français : “ Qui avait raison, qui avait tort, l’Histoire le dira ”. N’empêche ! Il a attaqué fort en affirmant que “ si vous observez l’évolution du monde au regard de la sécurité et le développement du terrorisme (…), vous ne pouvez pas dire de façon crédible que la situation s’est sensiblement améliorée ”. Et toc ! L’entente cordiale repassera !
Bon, à côté de ça, il a aussi tenu des discours plus soporifiques, du style “ C’est en reconnaissant la réalité nouvelle d’un monde multipolaire et interdépendant que nous parviendrons à bâtir un ordre international plus juste et plus sûr ”. Là, au moins, le temps que l’on comprenne la phrase, il a déjà changé de sujet !
Interrogé sur l’interdiction de la chasse à courre ru renard, le président a préféré botter en touche. La chasse à courre… voilà l’activité à laquelle devrait s’adonner Jean-Claude Gayssot ! Il aurait moins de chances de se tirer sur les orteils…
La reine Elizabeth II a ensuite invité le couple présidentiel à son château de Windsor (Churchill ?) où celui-ci a passé la nuit après avoir assisté à une représentation des “ Misérables ” dans la salle Waterloo, rebaptisée pour l’occasion “ salon de musique ”. ça valait bien le coup de changer le nom d’une salle et de regarder les “ Misérables ” ! Qui étaient donc ces misérables ? D’un point de vue diplomatique, c’est tout de même limite. D’un autre côté, cela aura sûrement permis de faire Cosette. Et puis de toute manière, les Anglais auraient eu tort de se priver. En effet, le couple Chirac a quand même réalisé la prouesse d’arriver avec 20 minutes de retard à Londres, faisant ainsi poireauter le duc d’Edimbourg et Tony Blair sous la pluie (remarquez, ce n’est pas grave : pour une fois que le premier ministre britannique se mouille et ne reste pas dans l’ombre de Bush…) puis avec une demi-heure de retard le soir au château de Windsor. Tout ça à cause de problèmes de circulation ! Cela valait le coup d’aller en Angleterre pour se retrouver dans les embouteillages ! Comme s’il n’y en avait pas à Paris ! ! ! |