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Centenaire de l’entente cordiale
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La reine d’Angleterre est venue passer trois jours en France pour fêter le centenaire de l’entente cordiale (eh non ! Ce n’est pas Elisabeth II qui a cent ans). Revenons en détail sur cette visite d’Etat passionnante, où la République lui a déballé le tapis rouge (peut-être aurait-elle préféré en boire ?)
Jeudi 8 avril 2004
Commençons par parler chiffons, pour contenter notre lectorat féminin. Queen Mum n’a cessé de changer de tenue d’apparat. Jaune, blanc, bleu, vert et même violet, elle aura été l’arc-en-ciel de ces trois jours « fastueux ». Notez que pour être certaine de ne jamais faire de faute de goût, elle s’habille toujours d’une seule et même couleur de la tête aux pieds.
Il y en a sous le chapeau !
Le premier jour, elle a tout d’abord baptisé son train Eurostar « Entente cordiale », pour se souvenir du but de sa visite sans doute tant il est vrai qu’entre les deux gouvernements, ce fut plutôt la mésentente à peine cordiale ces derniers mois (et encore, ce n’est pas le Rwanda…). A peine arrivée de l’autre côté du channel, l’horreur : Bernadette Chirac portait comme elle une robe et un chapeau blancs. Oh my God ! Heureusement, pour les différencier, il suffisait de regarder la broche que chacune arborait : Bernadette avait une pièce jaune !
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Ensuite, elle a pris un bain de foule (enfin, surtout un bain puisqu’il pleuvait averse sur Paris) en marchant sur… 400 mètres entre l’Elysée et la résidence de l’ambassade de Grande-Bretagne (n’oublions pas que c’est une personne âgée ; il ne faudrait pas qu’elle fasse un malaise sur le parcours).
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Pour achever cette première journée, Elisabeth II était conviée à un dîner très chic à l’Elysée. La table en U donnait des allures de banquet d’Astérix à la soirée. Jacques Chirac jouait Abraracourcix, Bernadette avait un air de Bonemine… et Jane Birkin tenait le rôle du barde Assurancetourix, évidemment. Avec la présence de Charlotte Rampling, Christine Scott-Thomas et le cinéphile Frédéric Mitterrand, on aurait même pu assister à un remake de la nuit des… Césars. Heureusement, au cours du dîner, personne n’avait la gaule ; il faut dire que la reine d’Angleterre, ce n’est pas Falbala…
Le lendemain, « Bébeth » a commencé par suivre une démonstration des cavaliers du cadre noir de Saumur. Seule déception, mais de taille : elle n’avait pas eu le temps d’aller au PMU pour parier sur le cheval gagnant…
Puis elle s’est brièvement promenée sur le marché de la rue Montorgueil (toujours la peur du malaise, sans doute), le temps d’obtenir un grand bouquet de fleurs et un gros œuf en chocolat. Je vous avais prévenus : la visite de la reine d’Angleterre est passionnante !!!
En évitant soigneusement le pont de l’Alma (on ne sait jamais), ce qui la retarda probablement, Elisabeth II se rendit l’après-midi au Sénat, où elle arriva avec un retard de six minutes. Pour le coup, les sénateurs ont vraiment cru qu’elle avait fait un malaise. Là, la reine se promena un verre de champagne à la main (elle aurait préféré un gin tonic, mais bon, la reine est bon prince, isn’t it ?) avant de prononcer un discours en français. Inutile de vous dire qu’elle a reçu un plus vibrant hommage que Jean-Pierre Raffarin à l’Assemblée nationale la veille…
Et mercredi, « Lizbeth » est allée à Toulouse pour voir l’usine d’Airbus. Elle aurait souhaité repartir à bord du tout nouveau A380, mais celui-ci étant en cours d’assemblage, personne n’a voulu prendre de risque. Aussi la reine d’Angleterre est repartie vers 17 heures prendre sa cup of tea dans ses quartiers.
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