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Ils n’auront pas été terri-bleus…
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Ça devient une habitude. L’équipe de France de football a été prématurément tardivement éliminée de l’Euro 2004. Récit d’un fiasco annoncé.
Dimanche 27 juin 2004
Ça devient lassant. Après la honte du Mondial 2002, le déshonneur de l’Euro 2004. Les Bleus étaient fiers comme des coqs d’avoir franchi le premier tour. Oui, on joue mal mais on a fait mieux que l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie, toutes trois éliminées lors de la phase initiale, disaient-ils en substance. On va monter en puissance. Attendez avant de nous critiquer, rajoutaient-ils.
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Maintenant qu’ils ont perdu, on va pouvoir les incendier ! Oui, ces Bleus jouaient mal, si l’on admet qu’ils « jouaient », bien sûr. Il n’y avait pas de fond de jeu mais un bas fond de jeu. Ils sont passés du « pas très collectif » au trépas collectif. Les cadres ont montré la voie puisqu’ils se sont tous complus dans leur médiocrité, Barthez excepté. Ces cadres-là, on devrait les accrocher au mur, pour les souvenirs, et passer à autre chose, d’autant que la France est dominatrice dans les classes de jeunes.
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Ils étaient comme des coqs en pâte dans un hôtel qui leur était intégralement réservé. La prochaine fois, on les enverra dans un camping, ça suffira bien ! Et puis, ils monteront leurs tentes, ça fera office d’entraînement face aux Grecs. Car contre les Hellènes, les Bleus l’ont eu « dans le cul », si vous me permettez l’expression. Et c’est douloureux. En fait, ils se sont faits prendre par derrière, la défense, invulnérable pendant plus de 1.000 minutes avant l’Euro, ayant cédé pour la cinquième fois en deux semaines.
De son côté, l’attaque fut pathétique est apathique. Henry n’a cadré qu’une seule tête sur l’ensemble du tournoi ; Trezeguet n’a peut-être même pas frappé au but… et les milieux offensifs (ou censés l’être) ont fait la sieste.
C’est bien simple. Avec si peu de cohésion, ce n’était pas une équipe de France mais une sélection de France. Ce sont des joueurs estampillés FFF (Footballeurs Fainéants et Fumistes).
On pourrait même dire que les Bleus, contre les hôtes des prochains Jeux Olympiques, n’avaient pas la flamme. En revanche, ils avaient la flemme…
Ils semblaient avoir remis leurs volontés de jeu offensif aux calendes grecques. On aurait troqué l’hymne de la Marseillaise pour Jeux interdits, on aurait compris, mais là… Les Bleus n’ont aucune excuse si ce n’est d’avoir joué aussi vite que Jacques Santini parle.
Finalement, pour voir les Bleus pratiquer le football, il fallait attendre la mi-temps et… les publicités où Henry et Zidane s’en donnaient à cœur joie !
Contre la Grèce, on aurait cru voir une équipe d’agents grévistes d’EDF, personne ne courant, le compteur restant bloqué à zéro et la lumière ne venant d’aucun joueur.
En fait, les seuls qui auront mérité le succès, ce sont les Grecs. Oui, la Grèce méritait de gagner. Et c’est elle qui feta (c’est d’ailleurs leur spécialité fromagère) ses héros.
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