Retour vers la page d'accueil du Caustique Pour en savoir plus, cliquez ici !
Sommaire

Accueil

L'actualité / Articles

L'actualité / En bref

Le moteur de recherche

Les jeux

Le karaoké

Les archives

Les partenaires



Ajouter Le Caustique aux favoris

Le Caustique en page de démarrage

•  Bienvenue sur Le Caustique • Le seul vrai site d'humour qui commente la vraie actualité   •


accueil | archives | france
Vini, vidi, vici


Philippe Douste-Blazy veut faire apposer sur les bouteilles de vin une mise en garde pour les femmes enceintes sur le risque de SAF. Pour les professionnels du pinard, voilà une étiquette qui fait tâche… de vin, bien sûr.

Mardi 10 août 2004 Cet été, tout le monde s’attendait à entendre parler de Philippe Doute-Blazy, notre ministre de la Santé. La canicule de l’an passé ayant laissé des traces (et 15 000 morts), il paraissait logique qu’au moindre rayon de soleil, il intervienne pour tirer la sonnette d’alarme. Oui, sauf que jusqu’à présent, la canicule n’est pas au rendez-vous. Il fait chaud, très chaud même, mais ce n’est pas la canicule.
Du coup, Douste-Blazy s’attaque à un autre problème : le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF), qui peut toucher la femme enceinte abusant de la bibine. Les risques sont importants pour l’enfant, et surtout irréversibles : malformations faciales ou cardiaques, troubles du comportement, anomalies neurologiques, retards psychomoteurs. C’est quand même un peu plus grave que la gueule de bois !

De ce fait, et conformément à l’article L213-1 du code de consommation (et non du guide du vin) imposant, sous peine de sanctions, de signaler les dangers possibles d’un produit, le ministre veut faire apposer sur les bouteilles d’alcool une mise en garde concernant les femmes enceintes. Bien évidemment, les professionnels du vin s’y opposent fermement. C’est la filière viticole, pas « vite ils collent » ! En effet, ils ne semblent pas porter au pinard (pardon, au pinacle) cette nouvelle volonté d’étiquetage.

Pourtant, ce ne sont pas encore les contraintes de la loi… Evin (qui, malgré son nom, portait sur le tabagisme, rappelons-le). On n’aura donc pas droit aux slogans chocs comme « Boire peut rendre impuissant », « Boire tue », etc. Surtout que l’été dernier, l’ancien ministre de la Santé, Jean-François Mattéi, et le premier ministre de l’époque (j’écris « de l’époque » parce qu’on se demande s’il est toujours là), Jean-Pierre Raffarin, nous avaient recommandé de beaucoup boire, pour ne pas nous déshydrater. Alors il faudrait savoir ! Cruel dilemme pour les femmes enceintes en perspective !
Le pire, pour Philippe Douste-Blazy, c’est que son initiative est loin de faire l’unanimité dans les diverses classes politiques. Certes, on sait que les communistes sont des adeptes du rouge, que les socialistes ont un penchant pour le rosé mais même la droite est divisée (remarquez, on en a désormais l’habitude). A tel point qu’en attendant que les spécialistes en œnologie du cabinet de Matignon rentrent de vacances, le ministre de la Santé pourrait trinquer. « A ta santé ! » crierait la filière viticole. S’il venait à être isolé (un comble alors que cet été, tout est mis en œuvre pour éviter de laisser des personnes seules, syndrome de la canicule oblige), celui qui réclame des étiquetages sur les vins pourrait, si l’on pousse le bouchon un peu loin, se présenter aux prochaines élections sans étiquette !
Finalement, Philippe Douste-Blazy mettra-t-il de l’eau dans son vin ? Ou les professionnels du vin lâcheront-ils du leste ? Une chose est sûre : « in vino veritas », comme disaient les anciens.


 
Notice





Classement de sites - Inscrivez le vôtre!
Contacter le webmestre - Les textes et images sont la propriété exclusive de leurs auteurs