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Juppé inéligible pour un an
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Alain Juppé n’a finalement écopé (Jean-François de son prénom) que d’un an d’inéligibilité au lieu de dix. On ne sait pas s’il a fait un détour par Lourdes avant le procès, mais les juges étaient apparemment à deux doigts de lui donner le bon dieu sans confession !
Jeudi 2 décembre 2004
La Cour d’appel a rendu son jugement sur l’affaire des emplois fictifs du RPR pour laquelle Alain Juppé étant entendu. Condamné en première instance à dix ans d’inéligibilité et 18 mois de prison avec sursis, l’ancien président de l’UMP en est finalement quitte pour un an d’inéligibilité et quatorze mois de prison avec sursis. On comprend donc mieux pourquoi Chirac l’appelle “ le meilleur d’entre nous ”. Car il faut être sacrément fort pour réduire d’autant sa peine en appel !!! Heureusement qu’il ne se pourvoit pas en cassation ! Imaginez : s’il a réussi à passer de dix ans à un an d’inéligibilité, en cassation, les juges auraient ordonné qu’il soit élu pour huit ans !!!
D’ailleurs, on pourrait même croire, au vu d’un tel retournement de situation, que cette peine d’inéligibilité est une peine fictive, comme les emplois du RPR. Mais non ! Du coup, Alain Juppé a dû annoncer, le cœur gros, qu’il quittait la mairie de Bordeaux. Il nous a appris également qu’il allait réfléchir à la suite de sa carrière (il aurait mieux fait de réfléchir avant de fermer les yeux sur les irrégularités au RPR, ça lui aurait évité cette sanction). Aura-t-il la fameuse “ tentation de Venise ” ? Bon, actuellement, il n’a pas trop intérêt à aller là-bas puisque les Italiens sont descendus dans la rue pour s’opposer à Berlusconi. Mais il a un an pour s’y rendre. Avec un tel délai, il a même le temps d’y aller à pied.
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De toute façon, soyons logiques : un an, en politique, ce n’est rien. Et quatorze mois de prison avec sursis non plus, comparés aux trente mois d’UMP avec Sarkozy que va vivre Chirac !
Et puis, il n’est pas judicieux d’aller se promener en gondole à Venise lorsqu’on est, comme lui, au creux de la vague. Effectivement, la mer n’est pas aussi déchaînée qu’elle aurait pu l’être, mais il a quand même failli être un maire enchaîné…
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Mais surtout, Jacques Chirac va sans doute avoir besoin du “ meilleur d’entre nous ” pour contrer la marée Sarkozy, véritable tsunami de droite. Car de toute évidence, Juppé et Chirac sont dans le même bateau… et ils rament !
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