Retour vers la page d'accueil du Caustique Publicité
Sommaire

Accueil

L'actualité / Articles

L'actualité / En bref

Le moteur de recherche

Les jeux

Le karaoké

Les archives

Les partenaires



Ajouter Le Caustique aux favoris

Le Caustique en page de démarrage

•  Bienvenue sur Le Caustique • Le seul vrai site d'humour qui commente la vraie actualité   •


Hommage à Jean Lefebvre


Mine de rien, Jean Lefebvre a participé à la plupart des grands films comiques des années 60 et 70. Et de la plupart des navets aussi ! Ce grand nom du cinéma s’est éteint à 84 ans. Retour sur une vie bien remplie.

Dimanche 11 juillet 2004 Jean Lefebvre naît le 3 octobre 1919 à Valenciennes (Nord). Comme quoi, au Nord, il n’y a pas que les corons ! Fils d’un maréchal-ferrant, petit Jean (non, il n’a jamais joué dans Robin des Bois) croit que son père est cheminot et devient conducteur de tramway à Lille. Mais, contrairement à Marlon Brando, ce n’était pas un tramway nommé désir. En effet, Jean est doué pour la musique. Il fait les conservatoires de Valenciennes, de Lille puis réussit le concours du Conservatoire National de musique de Paris et obtient le deuxième prix d’opéra comique.
Mais il finit par préférer le théâtre. Il rejoint la troupe de Robert Dhéry avec laquelle il débute au cabaret et se produit même à New York. En France, il joue dans des comédies à succès comme “ Les jumeaux ”, “ Oui patron ! ”, “ L’entourloupe ”, “ Je veux voir Mioussov ”, “ Le bluffeur ”, “ Qui est qui ” (il obtient pour cette pièce le prix du boulevard), etc.
Puis à partir de 1951, il se lance également dans le cinéma. En 1956, il apparaît dans “ Et Dieu créa la femme ” de Roger Vadim. Cela tombe bien : Jean Lefebvre est un éternel séducteur (il aura 4 femmes). Cependant, l’un n’allant pas sans l’autre, il joue aussi régulièrement des rôles de cocus…
En 1963, il est Paul Volfoni dans le film cultissime “ Les tontons flingueurs ”. Il joue alors au gendarme et au voleur puisqu’il incarne dans la foulée Lucien Fougasse dans la célèbre série des “ Gendarmes ” (je dis célèbre parce qu’elle repasse tous les étés sur M6…). Puis il joue à nouveau pour Georges Lautner dans “ Ne nous fâchons pas ” (toujours avec Lino Ventura ; 1965). C’est ensuite l’excellente trilogie de la “ 7ème compagnie ” (1973) dans laquelle il joue le “ soldat Pitivier, mon commandant ! ”.
Eclectique, il sait aussi jouer dans des films qualifiés d’alimentaires, mon cher Watson. Car Jean Lefebvre, c’est aussi beaucoup de films Z. Lucide, il dira lui-même : “ j’ai joué tellement de navets que j’ai de quoi faire un potager ”. C’est sûr ! Avec lui, le cours du navet atteignait des records de prix bas, tant l’offre était supérieure à la demande !
L’acteur irrésistiblement drôle aux allures de ferme des célébrités (tour à tour fier comme un coq, tête de cocker et bête comme un âne (je vous rappelle qu’il est fils d’un maréchal-ferrant, ceci expliquant peut-être cela)) était surtout un flambeur, ce qui déplaisait fortement au Fisc avec lequel il a longtemps eu des démêlés avant de gagner 15 millions de francs au loto (quand je vous disais qu’il avait une chance de cocu !).
Jean Lefebvre s’est éteint vendredi 9 juillet, à 84 ans, à son domicile de Marrakech (Maroc), d’une crise cardiaque. La morale ne dit pas s’il y cultivait des navets…


 
Notice





Classement de sites - Inscrivez le vôtre!
Contacter le webmestre - Les textes et images sont la propriété exclusive de leurs auteurs