Florence Aubenas et Hussein Hanoun sont désormais libres. Ainsi, la journaliste de Libération va désormais pouvoir écrire sur sa libération. Otages en Irak, tome 2…
Vendredi 17 juin 2005
Florence Aubenas et son guide irakien Hussein Hanoun ont été libérés samedi dernier après 157 jours de captivité, battant ainsi le record de Christian Chesnot et Georges Malbrunot qui était de 124 jours. Toutefois, ces derniers ne semblent pas décidés dans l’immédiat à se lancer dans la reconquête de leur titre…
Cependant, il est probable que dans les prochains jours, une autre journaliste française se fera enlever (Aubenas avait elle-même été capturée quelques jours après la libération de Chesnot et Malbrunot). Car, malgré les injonctions de l’Etat et le bon sens qui devraient commander dans de tels moments, une journaliste de l’Humanité est toujours sur place. A mon avis, soit elle a des tendances sado-maso, soit elle a envie d’écrire un bouquin.
Florence Aubenas nous est donc revenue en chair et en os, avec le sens de l’humour (je vous assure : à Libé, c’est rare) et 12 kilos en moins. Beaucoup d’hommes rêvent maintenant d’envoyer leur femme en Irak… Seul petit problème : elle est bavarde. Il faut dire aussi que durant toute sa séquestration, elle a très peu parlé à ses ravisseurs. 80 mots par jour. Il faut bien qu’elle se rattrape. D’autant que je vous rappelle que c’est une femme et qu’en plus, elle est journaliste !
Elle a aussi très peu marché : 24 pas pour aller aux toilettes, ça ne vous prépare pas à l’épreuve de marche des Jeux Olympiques Paris 2012 (tiens, Bertrand Delanoé a modifié mon article !).
Florence Aubenas nous apprend également qu’elle était détenue dans une cave de quelques mètres carrés (c’est sans doute en observant le résultat que Jean-Louis Borloo a décidé d’abandonner son idée d’autoriser la location de logements de moins de 9 m²…) plongée dans le noir, les mains liées et un bandeau sur les yeux (c’est peut-être pour cela qu’elle était plongée dans le noir, d’ailleurs…). Elle n’avait ni le droit de parler ni celui de bouger de trop. En gros, elle n’avait le droit à rien. Sauf de regarder la télévision, une fois, pour apercevoir le retentissement que son absence avait en France, à la grande satisfaction de ses geôliers. D’ailleurs, à voir le sang d’encre que se faisait Serge July, on pourrait penser que Florence Aubenas est irremplaçable au journal. En fait, il devait s’agir d’une manœuvre de la journaliste (du style : « vous voyez que je suis indispensable ») pour obtenir une promotion !
Plus sérieusement (non, je plaisante), les ravisseurs avaient surnommé Florence Aubenas Leila, puis n°6. C’est idiot : ils l’auraient appelée n°5, de Coco Chanel, on aurait été un peu plus proche de la ligne éditoriale de son quotidien ! En revanche, on ne sait pas si un certain n°007 était détenu avec elle…
Enfin, ces mêmes kidnappeurs lui ont demandé l’adresse e-mail de Jacques Chirac et l’adresse du site du parti socialiste. Cela prouve deux choses : d’une part, que les ravisseurs étaient un peu cons (si ! si ! il faut être réaliste !) ; d’autre part, qu’il n’y a pas que les idées du PS qui sont introuvables : leur site Internet aussi !
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