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La dernière ascension de Pantani


Retour sur la descente aux enfers d’un des meilleurs champions cyclistes de ces dernières années.

Le champion cycliste Marco Pantani est mort samedi 14 février, dans une chambre d’hôtel à Rimini (Italie), d’un arrêt cardiaque (comme la plupart des gens…) à 34 ans (là, c’est moins banal), seul. Bref, il est mort en cat-rimini.

Le coureur chauve aux oreilles décollées (pas très aérodynamique, tout ça… ) était dépressif depuis qu’il avait été accusé de dopage.
Il n’aura sans doute pas réussi à remonter la pente. Un comble pour l’un des meilleurs grimpeurs de l’histoire du cyclisme !
Bon évidemment, comme ses collègues, il se dopait. Comme ses collègues, il ne s’était jamais fait prendre au contrôle anti-dopage. Mais il avait été exclu une fois du Giro (le tour italien) pour un taux d’hématocrite trop élevé. Eh oui ! Son taux d’hématocrite était lui aussi un bon grimpeur.

Ne confondez d’ailleurs pas le taux d’hématocrite avec le taux h’hypocrites dans le cyclisme, même si le plus élevé des deux n’est pas forcément celui que l’on croit. D’ailleurs, si le champion italien s’était dopé au café, le peloton ne poursuivrait pas sa route San Marco…
Mais, laissons le dopage de côté et faisons une brève piqûre de rappel sur la carrière du cycliste, véritable champion tout de même ! Il fut vainqueur du Tour de France et du Giro en 1998, devant Jan Ullrich (comme tout le monde en somme), et multiple vainqueur d’étapes, notamment à l’Alpe d’Huez, dont il était le spécialiste (le seul coureur à sprinter d’un bout à l’autre de la cote, même Armstrong ne le faisait pas !).
C’était un véritable grimpeur, un de ceux qui font beaucoup pour la popularité et l’intérêt des étapes. C’était le roi de l’épate (l’épate, l’épate, oui mais des Pantani !).
Bref, durant toute sa carrière, celui que l’on surnommait le Pirate aura montré qu’un corps sert. Le problème, c’est qu’il aura, en fin de carrière, plus crié au sabordage qu’à l’abordage…


 
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