Révolution dans le patronat : Laurence Parisot a été élue à la présidence du Medef en remplacement d’Ernest-Antoine Seillière. Rien d’illogique en soi. En effet, demandez aux journaux féminins : les patrons, ce sont les femmes qui s’en servent pour faire les vêtements…
Mercredi 6 juillet 2005
Laurence Parisot a donc été élue présidente du Medef par les membres de l’assemblée générale. Propulsée patronne des patrons, la pédégère de l’institut Ifop a créé un précédent. C’est en effet la première femme à occuper cette fonction. D’ailleurs, il est amusant de noter que, pour une fois, les sondages ne s’étaient pas trompés. Ils avaient donné Laurence Parisot gagnante.
Selon les sondages, 100% des syndicats sont méfiants. Il faut dire qu’elle a beau être une femme, la Lolo du Medef avait eu des mots très durs envers le droit du travail en affirmant que la liberté s’arrêtait là où commençait le droit du travail. Pour plomber l’ambiance avec les syndicats, on ne fait pas mieux ! Elle en a même rajouté une louche en déclarant souhaiter « un vrai dialogue social, […] avec des syndicats forts et constructifs ». Des syndicats constructifs ? Et pourquoi pas des patrons sociaux ?!
Elle veut également une réforme de l’Etat, de la fiscalité et, bien évidemment, du code du travail. Ce sont des révolutionnaires au Medef !
D’ailleurs, Medef signifie désormais Mouvement Effronté des Dirigeantes Elégantes et Féminines.
Reste que tout le monde ne sera peut-être pas très content d’être dirigé par une femme.
Pour l’heure, Laurence Parisot a du pain sur la planche. Dès la rentrée, elle devra se pencher sur la pénibilité au travail (c’est vrai que travailler est souvent pénible pour les Français !) et l’emploi des seniors. Là-dessus, elle pourra toujours demander conseil à Ernest-Antoine Seillière…
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