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Mgr Ratzinger, fier comme un pape


C’est finalement Joseph Ratzinger, renommé Benoît XVI, qui a été élu 265ème pape depuis le début du christianisme. Les autres prétendants peuvent donc faire une croix sur le poste.

Mercredi 20 avril 2005 Il est 17h50, mardi 19 avril, lorsqu’une fumée blanche s’échappe de la chapelle Sixtine, annonçant la désignation d’un nouveau pape. A l’heure du tout information et des nouvelles technologies, annoncer l’évolution des élections par des fumées blanches ou noires peut paraître désuet. A croire que le conclave n’élisait pas un pape mais un chef indien !
Mais à l’heure où blanchissent les soutanes, le remplaçant de Jean-Paul II est enfin connu. Il s’agit de l’Allemand Joseph Ratzinger, alias Benoît XVI. Il paraît que dans un moment d’égarement (avait-il perdu la tête ?), il avait demandé à s’appeler Louis XVI…

Le conclave n’a mis qu’une journée pour élire son nouveau représentant. 24 heures et 30 minutes pour être précis. Quelques jours après les 24 heures du Mans, les fidèles ont ainsi pu assister aux 24 heures du Vatican ! Arrivé 265ème, Joseph Ratzinger, 78 ans, a décroché la timpapale.
Vu son âge avancé (pour ne pas dire canonique, puisqu’il n’est pas encore canonisé), il y a peu de chances pour que Benoît XVI ait un long règne. Certains fidèles espéraient d’ailleurs l’élection d’un pape jeune, venant du tiers-monde ou de l’Amérique latine (ce qui est loin d’être incompatible). Au lieu de ça, Benoît XVI est un vieux cardinal à la santé fragile, selon les dires de son propre frère.
On ne saurait donc trop conseiller aux cardinaux réunis en conclave de ne pas quitter Rome tout de suite, au cas où il faudrait élire un nouveau pape…

Après la fumée blanche, les cloches de Saint-Pierre (non ! pas les milliers de fidèles amassés sur la place à attendre l’évènement, voyons !) ont résonné, officialisant la nouvelle.
Les nonnes (rien à voir avec les Beatles) et les prêtres scandèrent « papa ! papa ! » (ce qui peut paraître surprenant lorsque l’on s’adresse à un homme d’Eglise) lorsque Benoît XVI (c’est quand même plus facile à écrire que Joseph Ratzinger) fit une apparition au balcon.

L’homme à la chevelure blanche (qui n’était donc pas mi poivre missel) faisait partie de la garde rapprochée de Jean-Paul II. Il passe pour être un conservateur (j’espère surtout qu’à 78 ans, il est bien conservé !). Le plus surprenant, c’est qu’il fut le dernier à prendre la parole avant d’entrer en conclave le lundi, et qu’il fit un vigoureux plaidoyer en faveur d’un pape défenseur des valeurs traditionnelles de l’Eglise ; bref, il ne prêchait pas la bonne parole : il récitait son programme de candidat au poste suprême de l’Eglise. Une telle méthode ne me paraît pas très catholique…

Mais il en va ainsi au royaume des papes. La messe est dîte.


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