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Révolution démocratique
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En l’an 9 après J.C. (Jacques Chirac), toute la Gaule était envahie par la gauche. Toute ? Non. Une région résistait encore et toujours à l’envahisseur : l’Alsace.
Lundi 29 mars 2004
Les résultats sont tombés, le gouvernement devrait faire de même. En effet, le gouvernement a été « victime » d’un vote sanction exceptionnel : 25 des 26 régions françaises sont désormais l’apanage de la gauche. C’est sûrement ça, la décentralisation : le pouvoir national à l’UMP, le pouvoir régional au PS !
Il s’agit là d’un camouflet à peine voilé (pardon, à peine caché) pour l’UMP (Union pour la Minorité Présidentielle). La gauche a failli réaliser le grand chelem comme les rugbymen français la veille (ça ne fait jamais de mal de rappeler une victoire sur l’Angleterre !).
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C’est le principe dit du ballottage, terme cher aux pseudo-analystes politiques. Un coup à gauche, un coup à droite, la politique est ballottée dans tous les sens. Ah ! L’ivresse de la politique. « La route est droite mais la pente est raide » disait Jean-Pierre Raffarin l’an dernier. Faux ! La route n’est plus droite du tout ! ! ! Elle est désormais sinueuse, tendance virage en épingle à cheveux vers la droite. Et la pente est de plus en plus raide...
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25 gauches contre une droite, l’UMP sort K.O. de ce combat en deux rounds. Le parti du président avait dû demander conseil auprès du nouveau champion du monde des mi-lourds, Fabrice Tiozzo. Lui, il avait perdu plus de 20 kilos ; l’UMP, elle, a réussi à perdre presqu’autant de régions !
bien sûr, les grands pontes de gauche se sont abstenus de tout triomphalisme. Est-ce parce qu’ils ont compris qu’ils n’étaient pour rien dans ce succès ? Ou parce qu’ils ont attrapé la « jospinite aiguë » ?
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Car il ne faut pas se leurrer : le grand vainqueur de ce scrutin, c’est le dicton « moins j’en fais, mieux j’me porte ! ». Le gouvernement, avec ses réformes impopulaires, était voué (ou roué) au retour de bâton.
Le Français est rancunier... surtout lorsqu’on l’attaque personnellement. Sinon, il s’en fiche ! Quand je pense que le monde politique craignait une abstention record !
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Cela a été l’effet inverse, avec une très forte mobilisation, comme disent les journalistes. En revanche, certains hommes politiques auraient effectivement mieux fait de s’abstenir plutôt que de se présenter !
Bien sûr, les vaincus y sont allés de leur petite phrase, du style : « Je vous ai compris ! ». Rien n’est moins sûr. Car le problème d’un gouvernement de droite, c’est qu’il entend, mais qu’il n’écoute pas ; et celui d’un gouvernement de gauche, c’est qu’il écoute, mais qu’il ne fait pas...
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