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Quand Roland Garros voit double…


Roland Garros 2004 s’est achevé sans passion. Les finales de simple étaient doubles…

Mardi 8 juin 2004 Commençons par la bonne nouvelle du tournoi : la relève française pointe le bout de son nez. Gaël Monfils (qui n’a aucun lien de parenté avec Noël Mamère) a remporté l’épreuve chez les juniors haut la raquette, n’ayant passé que 6h19 sur le court pour l’ensemble de la compétition (en si peu de temps, Santoro n’avait pas encore gagné son premier match !).

Il écrase actuellement la catégorie. Mais bon, ce n’est pas le premier Français à briller chez les jeunes. Le plus dur est de confirmer chez les pros. Notre dernier vainqueur se nommait Richard Gasquet qui, cette année, a gagné Roland Garros… en double mixte avec notre autre espoir, Tatiana Golovin (elle est un peu russe et américaine, c’est pour cela qu’on a bon espoir !).

Mangez des balles !

Voilà pour les bonnes nouvelles. Passons maintenant à la « vraie » compétition. Celle dont nous sommes absents depuis 1983 chez les hommes et 2000 chez les femmes.

Choix cornélien

Cette année encore, fidèles à leur stratégie, les Français ont animé la première semaine (voir la rubrique ‘brèves’) avant de laisser la place aux meilleurs qui furent les Russes chez les filles (deux finalistes) et les Argentins chez les hommes (trois demi-finalistes et deux finalistes). Ces deux finales fratricides n’ont pas vraiment tenu leurs promesses, tant le niveau de jeu fut faible. De toute façon, il est bien connu que pour faire une bonne finale, il faut un vainqueur… et un Français.

Félicitons toutefois Anastasia Myskina, qui a offert le premier trophée féminin à son pays, et Gaston Gaudio (devinez qui est la Russe et qui est l’Argentin !), qui succède, lui, à Guillermo Vilas, vainqueur en… 1977. Comme quoi, les Français ont encore un peu de marge pour imiter Yannick Noah (je parle de son palmarès de tennisman, pas de chanteur).

Et puis, il y a plus ridicule : Martina Navratilova, la grande championne d’il y a quelques longues années, que je surnommerai volontiers ‘Navrantilova’. Car elle fut vraiment navrante. A quoi bon vouloir se ridiculiser et solliciter une invitation que d’autres joueuses méritaient autant qu’elle ? Eliminée de façon expéditive en simple comme en double dès le début de la compétition, elle n’aura fait qu’un passage express à Paris. Eh oui ! N’est pas Longo qui veut !

Oups ! Pardon !

Terminons, une fois n’est pas coutume, par une note pessimiste : la défaite en finale double messieurs de Santoro - Llodra face aux Belges Malisse - Rochus et en finale des « Légendes » de la paire Boetsch - Pioline (je ne savais pas qu’ils étaient des tennismen de légende !) contre les Suédois Jarryd et Penfors (idem). On dirait que les légendes sont au tennis ce que les célébrités sont à la ferme…
Enfin, tout ceci prouve deux choses. D’une part, que le tennis est un sport individuel où les Français brillent surtout en équipe ; et d’autre part, qu’en sports collectifs, justement, cette année, on perd toutes les finales. Nous verrons bien si les statistiques demeurent pour l’Eurofoot…

 
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