Nicolas Sarkozy semble être en état de surmenage car il a pété les plombs depuis sa visite aux Etats-Unis. Ou alors, il est revenu avec une mentalité américaine.
Vendredi 30 avril 2004
Nicolas Sarkozy, notre ministre de l’économie, vient de passer une semaine agitée. Après une petite visite chez l’oncle Sam où il a parlé de beaucoup de choses mais très peu d’économie, il est revenu gonflé à bloc et a aligné les prises de bec, façon boxeurs à la conférence de presse d’avant-match.
Ainsi, à Henri Emmanuelli qui le traitait de guignol, a-t-il répondu : « Fais gaffe à toi, fais bien attention à toi ». a trop être allé dans les banlieues, il en a gardé le langage de voyous. Un comble pour celui qui était encore premier flic de France voilà un mois. Pourquoi a-t-il eu une réaction aussi virulente ? Peut-être parce qu’il ne veut pas être catalogué comme la marionnette du gouvernement ? Ou parce que Guignol est lyonnais et que Sarko est plutôt supporter du PSG ?
Enfin, ce doit être ça « Sarkozy l’Américain », comme il a l’a dit lors de sa visite au pays du hamburger (j’aurais préféré écrire que c’était le pays du World Trade Center, mais bon, on n’écrit pas toujours ce qu’on veut !). a voir le grand sourire de Sarko en prononçant, avec un accent très personnel, « Sarkozy the American », on se demande s’il s’est rendu compte que celui qui l’avait affublé de ce sobriquet s’était moqué de lui !
Bon, d’accord, Schwarzy rime avec Sarkozy. Et notre ancien premier flic de France se prend pour Terminator. Mais de là à se comparer aux Américains…
Mercredi, il a poursuivi son entreprise de destruction systématique (à force d’aller en Corse, il a dû s’imprégner des méthodes locales) du Parti Socialiste. Ainsi, à l’Assemblée, il s’en est pris à Daniel Vaillant (son prédécesseur place Beauvau) et plus largement au gouvernement Jospin coupable, selon lui, de ne pas avoir suffisamment combattu les actes antisémites.
Demain, 1er mai, on cueillera le muguet. Chez certains politiques, on a pris un peu d’avance puisqu’on en a déjà les cloches…
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