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Les 7 d’or d’Armstrong


Lance Armstrong a remporté sa septième tunique d’or sur les Champs-Elysées dimanche. Retour sur un Tour de France forcément particulier qui attiré les regards de milliers de spectateurs pendant 3 semaines.

Mardi 26 juillet 2005 Ca y est, c’est fait ! Lance Armstrong a définitivement raccroché son vélo de professionnel à 17h27 dimanche 24 juillet 2005 (ayons la précision d’un astronaute lorsque l’on parle de la fusée des Discovery !), tout auréolé d’une septième couronne sur un Tour de France qui avait cette année des allures de Tour des Etats-Unis.
En effet, entre David Zabriskie et Lance Armstrong, deux coursiers de l’Oncle Sam, seul l’Allemand Jens Voigts a porté le paletot jaune… pendant une journée (deux, si l’on compte la journée de repos !!!). Les Américains n’étaient pas partageurs cette année. Une façon sans doute de saluer le palmarès du champion en retraite.

Et paradoxalement, c’est justement le seul jour où les Américains ne portaient pas le maillot jaune qu’Armstrong a pris véritablement le pouvoir dans ce Tour 2005, dans la montée vers Courchevel, la première grande étape de montagne du Tour. Pour le coup, ce sont ces rivaux qui ont ri jaune. A mon avis, ils ont surtout été surpris de voir que, pour une fois, ils n’étaient pas attaqués par le porteur du maillot jaune mais par un coureur de l’équipe Discovery Channel. Le temps qu’ils se rendent compte qu’ils s’agissait bien d’Armstrong, et c’était trop tard !

Mais reprenons la grande boucle par le début. C’est David Zabriskie, un quasi inconnu du peloton, qui s’est paré de jaune lors de la première étape du Tour de France, un contre-la-montre dans lequel il est arrivé en avance, Armstrong à l’heure… et Ullrich en retard, comme d’habitude. Las ! Si nous tombions des nues devant ce prodige du chrono, le représentant de l’équipe CSC… tombait tout court dans le contre-la-montre par équipe, privant ainsi ses coéquipiers d’une victoire d’étape collective et perdant également son maillot jaune au profit de son compatriote susnommé. Quel dommage de gagner ce paletot dans un chrono et de le perdre dans le chrono suivant ! Grand seigneur, Lance Armstrong ne voulut pas porter le maillot jaune le lendemain, estimant qu’il ne le méritait pas puisqu’ayant simplement profité de la mésaventure de son camarade. Cela ne dura qu’un temps, les commissaires de course le menaçant de retraite anticipée s’il ne portait pas le fameux signe distinctif de premier de la classe. Grand seigneur, mais pas idiot, Lance Armstrong !
Des chutes, justement, il y en a encore eu beaucoup. Le Danois Rasmussen, notamment, les a accumulées la veille de l’arrivée, perdant ainsi plusieurs places au classement alors qu’il était sur le podium. On peut même parler de chutes en cascade, les chutes pouvant d’ailleurs s’apparenter à des cascades… Il faut dire que dans un peloton, il y a toujours beaucoup de frottements. C’est normal : qui dit « pelotons » dit frottements, attouchements… Attention ! Je ne sous-entends pas que les coureurs cyclistes sont homosexuels. Déjà le terme de coureur est à double sens (comme une rue ou une avenue) ; seule la victoire finale dans le Tour de France est à sens unique : Armstrong, toujours Armstrong.
Le podium fut complété par l’Italien Ivan Basso, déjà second l’an dernier, et Jan Ullrich.

Cette année encore, l’invité surprise (pour les gens naïfs) fut le dopage, la femme de l’italien Dario Frigo ayant été interceptée par les Douanes en possession de produits pour le moins suspects. Comme ce fut le cas il y a quelques années avec la femme du Lituanien Raimondas Rumsas, ce dernier ayant été récemment écroué en Italie. C’est une preuve que le fléau dans le cyclisme n’est pas le dopage mais la femme du coureur ! Dario Frigo, désormais ex-représentant de la Fassa Bortolo (équipe qui cessera d’ailleurs son activité à la fin de l’année), récidiviste qui plus est, risque donc un séjour au frais. Normal, me direz-vous, avec un patronyme pareil.

Et les Français dans tout ça ? Toujours d’attaque, ils ont animé l’épreuve. Mais il aurait fallu les ranimer dans les derniers kilomètres de chaque étape pour espérer mieux qu’une seule victoire (le feu d’artifice de David Moncoutié le 14 juillet) sur le Tour de France. Contrairement à l’an dernier, le Tour de France ne signifie pas forcément Tour des Français. Espérons que nos coursiers seront plus en veine l’an prochain.

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