Ce week-end était explosif puisqu’un pain de plastic a été perdu dans une valise à Roissy et qu’un adjudant s’est retranché dans un dépôt de munitions.
Mardi 7 décembre 2004
Amis lecteurs, si vous étiez en partance de Roissy vendredi soir, vérifiez vos bagages. Non, ils n’ont pas été atteints par le SRAS ou une autre maladie infectieuse. Mais il se peut que vous y trouviez… un pain de plastic. Oh ! Pas beaucoup : juste 100 à 150 grammes. C’est-à-dire de quoi faire sauter une maison…
Voilà ce qu’a égaré (même si l’histoire se déroule dans un aéroport) une équipe cynophile (je vous rappelle en passant que les cynophiles ne sont pas des gens qui aiment la Chine) de la gendarmerie au cours d’un entraînement.
La valise a vraisemblablement plié bagage et pris son envol à bord d’un des 80 avions prêts à décoller, la plupart pour l’étranger. En gros, cette “ valise diplomatique ” risque de faire grand bruit auprès de son pays d’accueil (surtout si on lui adjoint un détonateur). Imaginez un peu qu’on la retrouve aux Etats-Unis… ça n’arrangerait pas les relations franco-américaines !
Bien sûr, la direction de la gendarmerie essaie de minimiser la gaffe : “ l’explosif est totalement inoffensif. (…) Il est aussi dangereux qu’une barre chocolatée ” (sic). Et la barre “ Crunch ” alors ? Elle n’est pas dangereuse, peut-être ? ! Il suffit de voir la publicité : tu croques dans la barre chocolatée et tout explose autour ! Et la barre Ovomaltine ? Souvenez-vous, la publicité disait : “ J’ai dix secondes pour vous dire que la barre Ovomaltine, c’est de la dynamite ! ”. Alors qu’on aille pas me dire qu’une barre chocolatée est inoffensive ! ! !
De leur côté, les deux gendarmes mis en cause risquent une sanction, évidemment. Les chiens aussi, d’ailleurs : ils vont être remis à Brigitte Bardot. Non, je plaisante.
En tout cas, cette mésaventure azura au moins le mérite de faire changer les choses puisque, désormais, les gendarmes devront faire leurs valises (comprenez qu’ils devront apporter leur propre matériel, pas qu’ils devront partir !).
Reste que le pain de plastic demeure introuvable. Bon, si un Corse ou l’ETA le retrouve dans son bagage, il saura l’utiliser ; c’est déjà ça. Et puis, si c’est un Corse, il y a fort à parier qu’il se fera un plaisir de le rendre à la gendarmerie la plus proche…
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